Shazam : pour des campagnes cross-média

January 5, 2016 | 0 Commentaires
shazam

Déjà lors de sa sortie en 2002, Shazam avait révolutionné la découverte musicale grâce à la reconnaissance des morceaux de musique en quelques secondes seulement. Sorti avant la création des smartphones, et des systèmes d’applications mobiles en général, Shazam aurait pu ne pas connaître le succès qu’on lui connaît, mais en 2014 elle franchit la barre des 100 millions d’utilisateurs mensuels. Profitant de son succès, les annonceurs se sont appropriés le dispositif pour leurs communications faisant de Shazam un outil marketing digital innovant et efficace.

 

En effet, de la simple reconnaissance musicale, Shazam se développe et permet aux téléspectateurs de découvrir les chansons liées à des spots publicitaires. Bousculant ainsi les codes en faisant du choix de la musique un élément essentiel dans une publicité télévisuelle. Forte de son succès, car selon l’entreprise « 85% des utilisateurs se sont servis de l’application en interaction avec leur poste télé » en 2012, elle étend donc tout naturellement son dispositif à la reconnaissance visuelle. Toujours à travers l’apparition de son logo, le téléspectateur qui actionne Shazam se voit rediriger vers une plateforme spécialement développée par l’annonceur et découvre des contenus enrichis (vidéos, jeux, informations, etc). Ainsi l’interaction annonceur/téléspectateur est augmentée et répond à des attentes de mobilité du public.

 

Différentes marques se sont appropriées le dispositif pour la promotion de leur produit ou service. C’est le cas d’SFR, en France, qui avait utilisé la reconnaissance musicale pour faire découvrir la chanteuse Mai Lan, entraînant ainsi 60 000 utilisations sur le jour de lancement puis plus de 30 000 les jours suivants.

 

Plus récemment Guerlain, pour le lancement de son nouveau parfum « L’Homme idéal », est la première marque de luxe à développer une campagne digitale innovante, et par la même occasion à la réaliser avec Shazam. Utilisant la nouvelle fonctionnalité de reconnaissance visuelle, elle proposait aux lecteurs de presse écrite de « shazamer » sa publicité pour découvrir un dispositif digital complet : la vidéo promotionnelle et son making-of, la découverte de la gamme et un accès à la e-boutique, une vidéo bonus, un accès vers les réseaux sociaux et même un jeu vidéo. De quoi fédérer autour de son parfum et de développer un storytelling puissant.

 

Toutefois la question de la durabilité se pose : jusque quand le public sera réceptif aux publicités demandant une action de leur part ?

 

 

Source img : http://www.forbes.com/sites/katherynthayer/2013/12/19/the-always-on-auto-shazam/